Comment financer sa formation d’Opticien Lunetier ?

Les études supérieures coûtent de plus en plus cher et le BTS OL n’est pas une exception. Mais il est possible d’atténuer les coûts. Pour ceux qui ont le plus de chance, leurs études sont prises en charge en quasi-totalité par certains organismes dédiés.

Voyons ensemble les différentes formes de financement de la formation d’opticien et les modalités permettant de bénéficier de ces solutions de financement.

Le contrat de professionnalisation financé par l’OPCA

financement-formation-opticien-lunetierDes écoles qui préparent au diplôme de BTS opticien lunetier proposent la formation en contrat de professionnalisation. Il s’agit le plus souvent d’un CDD, et très rarement d’un CDI. Le contrat a une durée de 6 mois à deux ans et s’adresse particulièrement aux jeunes de 16 à 25 ans révolus et aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. La rémunération dépend de l’âge du salarié ainsi que de son niveau de qualification. S’il a moins de 21 ans, il perçoit 65 % du smic. Entre 21 et 25 ans, ce sera 80 %. Et pour les 26 ans et plus en situation de chômage, ce sera 100 %. Faisons remarquer que le salarié en contrat de professionnalisation a les mêmes droits que tous les autres employés de l’entreprise.

Si vous optez pour le contrat de professionnalisation comme moyen de financer vos études, vous pouvez vous renseigner sur les écoles qui aident leurs étudiants à trouver une entreprise pour les embaucher. Certaines écoles possèdent un réseau d’entreprises partenaires pour faciliter l’insertion des étudiants. Sinon ce n’est pas toujours facile d’en trouver une qui propose ce genre de contrat. L’OPCA (ou Organisme Paritaire Collecteur Agréé) prend en charge les frais liés à la formation, en partie ou en totalité.

Le congé individuel de formation financé par le FONGECIF

Le CIF est comme son nom l’indique un congé qui permet au salarié d’une entreprise de reprendre les études dans le but d’obtenir une qualification supérieure à la sienne, et pouvoir ainsi évoluer au sein de l’entreprise, ou tout simplement de se reconvertir. Pour bénéficier du CIF l’employé sous CDI doit avoir travaillé au moins deux ans, dont une année dans son entreprise actuelle. Pour l’employé sous CDD c’est un peu plus compliqué car il doit justifier 2 ans d’activité durant les 5 dernières années, dont 4 mois au cours des 12 derniers mois, ou encore 6 mois au cours des 22 derniers mois. La durée légale du CIF est d’un (01) an au plus pour une formation à temps plein et de 1200 heures à temps partiel.

Le FONGECIF (Fonds de Gestion du Congé Individuel de Formation) finance le CIF. Le salarié-étudiant bénéficie toujours de 80 à 100 % de son salaire, ses frais de formation sont pris en charge partiellement, ainsi que les frais d’hébergement et de transport (sous conditions). Faisons remarquer qu’il ne s’agit pas d’une rupture mais d’une simple suspension de contrat, et qu’après la formation, le salarié récupère son poste au sein de l’entreprise.

Le prêt étudiant, pourquoi pas ?

Pour bénéficier d’un prêt étudiant, évidemment il faut être inscrit dans un établissement d’études supérieures. Il faut dire que ce moyen de financement n’est pas le plus populaire chez les étudiants, car prêt signifie généralement endettement. Et cela malgré des taux d’intérêt qui se veulent attractifs. Une caution est la plupart du temps exigée par les banques, et la somme accordée est en fonction de celle-ci. Avant de contracter un prêt, il est tout de même conseillé de comparer le maximum d’offres, et choisir la plus intéressante (taux d’intérêt, frais de dossiers, etc. les plus bas).

La spécificité du prêt étudiant est la possibilité de remboursement différé. Ce mode permet à l’étudiant emprunteur de commencer le remboursement seulement une fois ses études terminées. Le remboursement différé peut être partiel, c’est-à-dire que l’étudiant paye les intérêts et frais d’assurance pendant la période des études. Ou total, l’étudiant ne paye que l’assurance, mais à la fin ce mode s’avère fort coûteux. Les banques proposent aussi le déblocage progressif de la somme empruntée. Ceci dans le but d’aider l’étudiant à gérer efficacement son argent, et aussi de réduire les taux d’intérêt qui ne sont appliqués qu’aux sommes débloquées.

Les jobs d’été : une première expérience du travail

Les emplois étudiants et jobs d’été constituent une voie que de plus en plus d’étudiants choisissent pour financer en partie leurs études. Le plus important c’est de s’y préparer le plus tôt possible pour être sûr d’en trouver un, ou simplement pour trouver celui qui vous convient le mieux. Pour cela l’étudiant qui n’a pas encore, ou très peu d’expérience professionnelle essayera de valoriser son CV en mettant en avant ses qualités humaines, qui sont susceptibles d’intéresser d’éventuels employeurs.

Les emplois étudiants sont le plus souvent rémunérés au SMIC pour des emplois de baby-sitter, pour donner des cours particuliers à des enfants, ou comme caissières. Il existe aussi beaucoup d’offres saisonnières dans la restauration, en parc de loisirs, ou dans la vente. Il ne faut pas hésiter à approcher directement d’éventuels embaucheurs. L’étudiant pourra aussi prioriser les secteurs qui sont les plus en rapport avec ses études, ce qui sera un plus pour son CV. Pour plus mettre le maximum de chance de son côté, il faut en parler autour de soi, surtout aux personnes susceptibles de conseiller ou, pourquoi pas, d’embaucher ?

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