BTS Opticien Lunetier

bts-opticien-lunetierLe Brevet de Technicien Supérieur Opticien-Lunetier ou BTS OL est le diplôme qui ouvre l’accès au métier d’Opticien-lunetier. Il permet à son titulaire de gérer un magasin d’optique. Environ une soixantaine d’écoles proposent cette formation en France, dont 15 seulement sont publiques. Ce qui rend l’accès aux écoles publiques beaucoup plus compliqué.

Différentes façons d’accéder au BTS

La formation, d’une durée de deux ans en général, se prépare dans des instituts publics ou privés, et est accessible aux titulaires du bac S, STL (Sciences et Techniques de Laboratoire) spécialité physique, ou STI (Sciences et technologie industrielles) option optique.

Des étudiants venant des facultés de science et de médecine, et qui souhaitent se réorienter postulent également pour ce BTS. Ils sont sélectionnés sur dossier, et leurs parcours antérieurs sont pris en compte. Souvent la sélection de dossier est suivie d’un entretien qui permettra d’évaluer le degré réel de motivation du postulant.

Pour les bacheliers non scientifiques, une classe préparatoire est prévue, ce qui porte la durée de leur formation à trois ans. Ce genre de formation est disponible dans les ISO (Institut Supérieur d’Optique) présents dans les villes de Nantes, Bordeaux, Lyon, Lille, Marseille, Nancy, Paris 11 et 15, Rennes, Strasbourg, et Toulouse.

Peuvent aussi se présenter aux examens du BTS les adultes qui ont une première expérience d’au moins trois ans dans le secteur de l’optique et de la lunetterie.

Un seul cursus mais trois types de formation

La formation initiale

L’accès en formation initiale est accessible à partir du bac. Lorsqu’il est reçu, le candidat aura le statut d’étudiant et tous les droits y afférents. Le volume horaire de cours est d’environ 2000 heures, réparti sur les 2 ans de formation. Et cela à raison d’environ 35 heures de cours hebdomadaires. À la fin de la première année, l’étudiant fera un stage en entreprise (facultatif dans certaines écoles mais conseillé). Par rapport aux étudiants en formation alternée, ceux en initiale ont moins d’expérience pratique, d’ailleurs la plupart d’entre eux estiment qu’un stage de 6 semaines en entreprise est loin d’être suffisant.

Certaines écoles proposent une formation initiale de 3 ans, car elles mettent dans la même classe les élèves qui ont le bac scientifique, et ceux qui ne l’ont pas (donc qui devraient passer par une classe préparatoire). Le résultat aux examens est généralement bon, mais la plupart des élèves considèrent qu’un cursus de 3 ans est trop long pour un BTS.

La formation alternée en contrat de professionnalisation

Cette formation s’adresse aux jeunes bacheliers de 16 à 25 ans, ou aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus. Le cursus est de deux ans et le rythme hebdomadaire est réparti généralement en 2 jours de cours en centre de formation et 3 jours en tant que salarié en entreprise. L’étudiant touche ainsi entre 65 et 80 % du SMIC, selon son âge, le demandeur d’emploi touchera 100 %. L’avantage de la formation alternée est la possibilité pour l’étudiant de se former en même temps en entreprise.

La formation alternée en contrat d’apprentissage

Elle s’adresse seulement aux jeunes de 16 à 25 ans. Le principe est à peu près le même qu’en contrat de professionnalisation, mais l’étudiant a un statut d’apprenti. Il est rémunéré à la hauteur de 41 à 61 % du SMIC.

Stage en milieu professionnel

Le stage permettra au futur diplômé de voir sur le terrain, dans une situation professionnelle réelle, tout ce qu’il aura acquis comme compétences théoriques et pratiques durant sa formation. Le stage dure généralement 6 semaines et a lieu au sein d’un organisme, public ou privé, du secteur de l’optique et de la lunetterie. L’étudiant a donc le statut de stagiaire et non d’employé, et sera placé sous la tutelle pédagogique de ses professeurs. Un certificat lui sera remis en fin de stage et l’étudiant aura à rédiger un rapport qu’il présentera lors d’une soutenance orale.

Une formation adaptée aux besoins

Le but est d’offrir la formation la plus complète possible aux étudiants. Outre les compétences techniques qu’ils doivent posséder, le cursus leur apporte des connaissances complémentaires dans le domaine scientifique, de la communication, et de la gestion. D’où la présence dans les matières enseignées de disciplines telles que : les mathématiques, la gestion d’entreprise, des notions en économie, les langues vivantes, ainsi que l’approche commerciale du métier. Mais l’opticien est avant tout un technicien. Son métier est très technique, et la plupart des écoles priorisent cet aspect.

Ce qui fait qu’à la fin de ses études, le technicien est autonome, et qu’il est non seulement capable d’effectuer une analyse de vision et tout ce qui s’ensuit, mais aussi de gérer à lui tout seul un point de vente. La formation en communication l’aidera à établir un contact aisé avec la clientèle, mais aussi avec d’éventuels collaborateurs. L’opticien aura en quelque sorte le rôle de guide pour son client. Ce sera grâce à ses conseils que le client choisira un type particulier de verres, ou de montures, ou de lentilles. Il le conseillera dans l’entretien de son équipement.

Mais il arrive que certains choisissent de passer quelques années comme salarié chez un opticien confirmé, afin de mettre en valeur leur diplôme et acquérir ainsi plus d’expériences. Mais c’est surtout parce qu’ouvrir un point de vente coûte cher et n’est pas à la portée du nouveau diplômé Le BTS opticien lunetier peut conduire à des diplômes de type licence, master ou doctorat ceux qui souhaitent poursuivre leurs études.

Le BTS opticien lunetier est une formation complète et de qualité, de plus les offres d’emploi sont nombreuses dans le secteur, mais la palette de professions à laquelle on peut accéder est assez restreinte. A titre d’exemple, les postes d’enseignants ne sont accessibles qu’à partir de la licence. Le métier est actuellement de plus en plus orienté vers l’aspect commercial. Les employeurs recrutent des diplômés qui « savent vendre », et parfois une qualification en vente fait la différence. Les postes qui sont beaucoup plus axés dans le social et le bien-être sont de moins en moins nombreux. Cette situation nui à l’image du diplôme.